https://cabaneasang.tv/fr/genre/werewolf/

Loup-garou

type d'horreur

Présentation : Loup-garou

Le loup-garou reste l'une des plus belles inventions du cinéma d'horreur parce qu'il ne sépare jamais tout à fait la victime du monstre. La malédiction passe par le corps, par le désir, par la honte, par ce moment où l'on sent que quelque chose d'animal travaille déjà sous la peau. Le sous-genre parle autant de métamorphose que de culpabilité, au plus près du body horror.

An American Werewolf in London demeure une borne majeure, à la fois drôle, triste et extraordinairement violente dans sa logique de transformation. The Howling tire le mythe vers une énergie plus satirique, plus agressive, presque télévisuelle par instants. Ginger Snaps relance ensuite le loup-garou par un biais adolescent et féminin au Canada, en liant la mutation au sang, au passage à l'âge adulte, à la rage contre les normes. Et Wolfen montre qu'on peut aussi déplacer la créature dans un paysage urbain abîmé, socialement tendu.

Des cinéastes comme John Landis, Joe Dante et Robin Aubert n'occupent pas la même place dans ce territoire, mais ils rappellent ensemble que la métamorphose monstrueuse peut être à la fois intime, ironique et politique selon le contexte.

Si le loup-garou tient encore si bien, c'est parce qu'il donne une forme très simple à une peur qui ne vieillit pas : celle de se découvrir soi-même capable d'une violence qu'aucune morale ne saura contenir à temps.

Tendances sur CaSTV