FRIGHTFEST
FrightFest reste le grand rendez-vous populaire du cinéma de genre au Royaume-Uni. Installé à Londres, généralement à la fin de l'été, le festival n'a ni la stature historique de Sitges ni l'agitation industrielle de Fantastic Fest, mais il garde une fonction très claire : mesurer en direct ce qui mord vraiment sur un public anglophone de cinéma d'horreur encore curieux, bruyant et fidèle.
Sa force a souvent été de servir de rampe de lancement à des films qui ont besoin d'une salle dense, réactive, très sensible à l'effet immédiat. Host, Talk to Me, Terrifier 2 et When Evil Lurks s'inscrivent bien dans cette logique : des œuvres qui provoquent une conversation rapide, parfois euphorique, parfois divisée, mais jamais tiède. FrightFest garde aussi un rôle important pour le cinéma britannique indépendant.
Ce qui le rend durable, c'est sa loyauté au plaisir de genre sans paresse de programmation. FrightFest n'essaie pas de rendre l'horreur acceptable pour un autre milieu. Il part du principe que le genre a déjà son public et que ce public mérite d'être nourri sérieusement. Cette franchise fait sa valeur.
