Synopsis
Le son, l’ivresse (Rauschen), voilà de quoi traite la Vidéo musicale, disent les artistes, ainsi que l’extatique (Rauschhaft). Le jeu de mots allemand prend réellement sens dans MY KINGDOM FOR A LULLABY #2; il convient à une pièce où des sons et des images générés électroniquement sont modulés et combinés de manière pleinement sensorielle, voire extatique. Le terme «white noise» renvoie à la fois aux éléments visuels et acoustiques. C’est un thème dominant dans cette vidéo, une œuvre abstraite qui exige du spectateur qu’il regarde et écoute avec la plus grande attention. Sur un écran blanc apparaissent des lignes horizontales et verticales d’un gris délicat. Elles alternent d’abord, puis se superposent, s’estompent, puis gagnent en intensité. La bande sonore joue un rôle primordial, aussi puissante, et insaisissable, que les images: une composition de crépitements, de bruits (Rauschen) et de vrombissements commence à émerger; une musique faite de subtils tons électroniques et de distorsions à haute fréquence.
