Synopsis
Les films en collage de Lewis Klahr ont toujours imité les processus de la mémoire en assemblant les rebuts de la vie contemporaine (images d'annonces publicitaires, manuels scolaires ou bandes dessinées, objets tels que des pièces de jeu, menus, cartes à jouer) pour créer des scénarios qui ressemblent à un film hollywoodien vaguement rappelé. Dans Daylight Moon, il remonte encore plus loin, tentant de se remémorer les moments où un petit enfant configure le monde à partir de schémas de fascination visuelle, une manière de voir qui repose sur le toucher et la sensation des choses plutôt que sur l'espace profond. L'un de ses films les plus abstraits, Daylight Moon révèle rarement une figure humaine. Au lieu de personnages, Klahr nous offre le jeu d'espaces énigmatiques et de lieux vides qui promettent à la fois l'invitation du désir et la découverte du crime.
