Nightstream
Nightstream est né d'une contrainte, mais il a fini par dire quelque chose d'important sur la culture de genre en ligne. Comme collaboration virtuelle entre plusieurs festivals américains déjà installés, il a prouvé que l'horreur pouvait conserver une forme d'événementialité même quand les salles disparaissaient provisoirement. Nightstream n'était pas un substitut parfait à Popcorn Frights ou Fantastic Fest. C'était une mutation intelligente de circonstance.
Des films comme His House, The Dark and the Wicked, Lucky ou The Stylist résument bien cette période où découverte festivalière et diffusion numérique ont dû cohabiter brutalement.
Nightstream reste intéressant parce qu'il rappelle qu'un festival ne dépend pas seulement d'un lieu physique. Il dépend aussi d'une confiance curatoriale, d'un public et d'une capacité à créer de l'urgence autour des films, même en conditions défavorables.
