Les films d'horreur les plus dérangeants
Il y a l'horreur qui divertit, et il y a celle qui laisse des traces. Les films de cette liste appartiennent à la seconde catégorie: des oeuvres extrêmes, interdites, débattues, qui testent ce que le spectateur accepte de regarder.
À aborder en connaissance de cause: la réputation de chacun de ces titres est méritée.
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Il y a l'horreur qui divertit, et il y a celle qui laisse des traces. Ces titres appartiennent à la seconde catégorie: des oeuvres extrêmes, débattues, qui testent ce que le spectateur accepte de regarder. Leur réputation est méritée, et il vaut mieux les aborder en connaissance de cause.
Les films de cette liste
Massacre à la tronçonneuse 1974
Tobe Hooper tire l'essentiel de son malaise de l'atmosphère plutôt que du sang montré: le film est crasseux, hystérique, socialement malade. On en sort contaminé par la seule implication.
Eraserhead 1977
David Lynch fait fusionner paternité, industrie, sexe et angoisse corporelle en un même objet de cauchemar. Le film dérange parce qu'il ne concède jamais de terrain d'interprétation stable.
Possession 1981
Andrzej Zulawski dérange par surexposition émotionnelle: divorce, malaise politique, sexualité et horreur de la créature convulsent ensemble jusqu'à l'effondrement de toute distance. La performance d'Isabelle Adjani suffirait à elle seule à le justifier.
Henry, portrait d'un serial killer 1986
John McNaughton dépouille le meurtre en série de tout glamour et ne laisse que la banalité, la misogynie et la cruauté ordinaire. Le film dérange par le peu de réconfort interprétatif qu'il consent à offrir.
Audition 2003
Takashi Miike transforme la patience en arme: la violence célèbre importe moins que la façon dont le film démantèle le fantasme masculin qui y a fait entrer le spectateur. Courtoisie, solitude et sadisme partagent trop longtemps la même pièce.
Inside 2013
Alexandre Bustillo et Julien Maury bâtissent leur home invasion sur le deuil et la maternité, avec un résultat moins spectaculaire que corrosif. La vulnérabilité du corps y devient intime plutôt que spectacle.
Martyrs 2008
Pascal Laugier pousse au-delà de la simple endurance vers la cruauté institutionnelle et l'expérience métaphysique. Même ceux qui rejettent le film s'en souviennent avec une netteté rare.
The Girl Next Door 2007
Inspiré de l'affaire Sylvia Likens via le roman de Jack Ketchum, le film dérange non par ses outrances mais par la banalité horrifiante des gens qui entretiennent l'abus. La complicité collective blesse plus profondément que le surnaturel.
